Quand web rime avec retour à la nature

web écologie nature

Cet article est le premier d'une série sur le thème du web et de la nature, histoire de vous parler d'un aspect des choses qui m'a personnellement beaucoup motivée dans l'élaboration du projet "Web & Com", pour me ranger également aux côtés des militants du télétravail et du travail dans les campagnes et réaffirmer ainsi mes convictions écologiques, et pour vous présenter enfin une série de startups qui se sont lancées autour de ce délicieux thème de la nature ou qui ont pris le parti de s'installer dans ces campagnes qui n'en finissent plus de se vider par ailleurs...

 

 

1. Croire en ses rêves pour les réaliser

Alors faut-il encore que je vous parle de moi, de mon parcours, de comment j'en suis arrivée là ? Que je vous raconte comment j'ai réussi à suivre mon rêve, comment j'ai réussi à retrouver suffisamment de liberté pour m'installer où je le souhaitais et assez de temps pour faire ce que j'aime dans la vie ?

 

Et bien je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en solitaire, et pour tenir la barre jusqu'au bout, ne pas renoncer, foncer droit devant, je m'étais fixé un objectif personnel, un point lumineux sur la ligne d'horizon : celui de retrouver la possibilité d'avoir un cheval à moi. J'ai eu la chance de grandir à la campagne avec des chevaux. Puis la ville et le travail m'ont peu à peu ensevelie et j'ai dû abandonner cette passion, faute de temps et d'argent. Jusqu'au jour où je me suis dit : stop. Je veux racheter un cheval, je veux pouvoir m'en occuper chaque jour, tout en faisant un métier qui me plaît. Mais quand on n'est pas agriculteur, rentier ou épouse de banquier, comment fait-on ? Et bien ma solution, ma barque, ça a été le web. 

 

Et le point lumineux à l'horizon, ce fut lui : 

Pancho
Pancho

Grâce à lui, j'ai réussi à quitter Hambourg, cette ville d'Allemagne du Nord de 1,8 millions d'habitants, où j'ai passé 4 ans enfermée dans un bureau à travailler 42 heures par semaine (et oui, en Allemagne, les 35 heures, cela n'existe pas...), c'est lui qui m'a donné le courage de quitter mes amis, mes collègues de travail, mes habitudes citadines, ma salle de sport, mon épicerie en bas de la rue, mon salaire régulier, et c'est bien pour lui que je me suis mise à mon compte et que je suis partie m'installer dans le sud de la France, dans la région de Pau, près des Pyrénées.

 

Et voilà, maintenant je suis community manager freelance, libre et heureuse de pouvoir faire un métier qui me permet de communiquer avec le monde entier, tout en me laissant la liberté de voyager quand je le veux et de sortir tous les jours avec mes bottes et ma brouette pour aller m'occuper de ma grosse bête.

 

2. Le web à la campagne, c'est de l'écologie !

On le sait : avec une bonne connexion à internet, le télétravail devient possible. 

Or qui dit télétravail dit écologie puisque moins de déplacements (les trajets domicile-travail représentent plus de 30% du trafic routier), moins de chauffage (puisque lorsque nous travaillons, nous continuons à chauffer nos habitations), et davantage de vie dans les zones rurales (et donc redynamisation de l'économie de ces régions). D'où l'importance notamment, du très haut débit dans les zones rurales.

Malheureusement il y a encore du boulot...

 

Tout d'abord parce que toutes les régions de France ne sont pas équipées. Par exemple, au début du mois, j'ai passé quelques jours dans un petit village pyrénéen dont seul le bas du village était équipé, pas le haut...Or c'était dans le haut du village que je me trouvais. Heureusement j'avais une bonne clé 3G (abonnement SFR illimité à 37 €/mois), qui, scotchée sur une des vitres de la maison dans une position particulière m'a permis de surfer à peu près normalement sur internet et donc de travailler... Sinon j'aurais été contrainte de redescendre en plaine pour continuer mes diverses tâches professionnelles, ce qui aurait été franchement dommage pour moi, mais pour les Pyrénées aussi, non ?..

 

Par ailleurs, il reste pour beaucoup de salariés encore à convaincre leur chef d'entreprise des bienfaits du travail à domicile : diminution des trajets maison-bureau et donc de la pollution mais aussi des risques liés à la route, augmentation de la rentabilité du travail du salarié induite par de meilleures conditions de travail (temps de travail plus adaptés au rythme biologique du travailleur, moins de stress donc une meilleure santé, une meilleure concentration sur les tâches à effectuer, etc.), diminution des coûts liés à l'utilisation des locaux de l'entreprise (location des mètres carré, électricité, machine à café, papier toilette, etc.). Non, décidément, il me semble qu'employés comme employeurs auraient beaucoup à gagner à passer au télétravail lorsque cela est possible, au moins pour quelques jours par semaine. En tout cas les campagnes en profiteraient, ça, c'est sûr. 

 

Heureusement, en tant que travailleur indépendant, personne ne m'y empêche. Et si un jour je suis emmenée à embaucher des salariés dans ma future petite "agence", et bien franchement, je n'ai rien contre le fait de travailler à distance avec eux, je crois que le web nous dote de suffisamment d'outils de communication et de collaboration en tout genre (voir tous les outils de cloud computing par exemple, ceux de veille, sans oublier bien-sûr tous les webmail, skype, tchat, etc.) pour que cela se déroule dans les meilleures conditions possibles...et puis bien-sûr rien n'empêche de prendre régulièrement le temps de se rencontrer "en vrai", pour discuter directement des choses, dans les locaux de l'entreprise pour les salariés, dans les espaces de coworking pour les travailleurs indépendants pourquoi pas.

 

PS : Au fait, si la thématique du télétravail vous intéresse, je vous conseille de rejoindre la dynamique et passionnante communauté Zevillage.

 

 

3. Il était une fois une startup à la campagne...

Pour vous montrer que tout cela c'est possible, et que je ne suis pas la seule illuminée à croire en un possible retour à la campagne, tout en restant connectée au monde social et culturel, aux gens, à la littérature, à la politique, aux villes, et en exerçant un métier épanouissant intellectuellement, je vais vous présenter ces prochains jours des exemples de startups qui se sont montées à ou sur le thème de la campagne. Non, il n'y a pas que Paris ou la Sillicon Valley. Sur le web, on peut très bien bosser de là où on veut et réussir.

 

À bientôt, donc !...

 

Écrire commentaire

Commentaires : 8
  • #1

    Amélie (dimanche, 29 janvier 2012 14:29)

    Amelie ou pas, tu m'inspires! Je ne peux que te suivre sur ce projet et te dire" félicitations" d'avoir osé! Let's keep in touch! A.

  • #2

    maitea6 (dimanche, 29 janvier 2012 18:31)

    Ravie de découvrir ton parcours et ce beau projet! Vas-tu emmener Pancho avec toi à Bruxelles?;-) bisous!

  • #3

    Amélie Broutin (dimanche, 29 janvier 2012 21:51)

    Merci les filles ! Maité : Oui, je vais tout faire pour ! :-)

  • #4

    Maitea6 (lundi, 30 janvier 2012 08:33)

    Avec une telle détermination, tu ne peux qu'y arriver! :-) De tout cœur avec toi pour ce grand projet!
    Par ailleurs, tu évoques dans ton article le rythme biologique des travailleurs: c'est un sujet émergent qui me semble crucial, particulièrement quand on exerce un poste à responsabilités qui exige une grande flexibilité. Mais dans le cadre de l'entreprise, est-ce réaliste? Pratique réservée aux indépendants?

  • #5

    Amélie Broutin (lundi, 30 janvier 2012 12:09)

    Encore merci Maité !

    Pour te répondre sur le cas de l'entreprise et du télétravail, je crois que c'est possible, en fonction des sujets et à condition de se rencontrer souvent.

    J'ai moi-même managé une équipe de salariés qui pouvaient de temps en temps (env. 2 jours par semaine) travailler depuis la maison, cela ne me dérangeait pas du tout, du moment qu'ils ne le faisaient pas tous les jours, car effectivement, pour les réunions, les projets communs, leur présence au bureau était nécessaire. Mais 2 jours par semaine, c'était tout à fait jouable et même souhaitable, notamment pour qu'ils puissent : 1) se concentrer sur des tâches longues et uniques 2) se détendre et ne pas être en stress permanent (plus le temps de ne rien faire des tâches domestiques notamment, quand on est employé à plein temps, ce qui peut être très stressant à la longue, et pourquoi pas induire une démission au bout du compte (ce qu'on ne souhaite pas en tant que manager). Enfin, je pouvais moi-même en tant que manager travailler à distance à l'occasion, ce qui, si les périodes et la fréquence de ces phases de télétravail n'étaient pas trop importantes n'était pas gênant.

    Sinon, de manière générale, je dirais que cela dépend aussi des secteurs d'activité, et que cela est à déterminer au cas par cas. Mais faire confiance à son employé est un élément très important de motivation et de valorisation de ce dernier aussi...Un flicage permanent du manager n'amène qu'à la dépression et au burn-out de l'employé à mon avis.

  • #6

    MedHaloui (lundi, 30 janvier 2012 12:20)

    Une belle histoire limite romantique, mais est ce le début d'une nouvelle ère?
    Je pense que oui, car au delà de toute mode, le télétravail devient un facteur de succès non seulement sur le plan écologique mais aussi sur le plan économique.
    En effet certaines entreprise introduise le télétravail pour optimiser les espaces de travail et la productivité. Ce qui introduit une perte de repère pour les salariés qui se retrouvent sans bureau fixe !
    Au delà de l'entreprise, les politiques devraient peut être s'y intéresser, instaurer un tissu réglementaire et encourager les entreprises d'aller vers cette direction.

  • #7

    Annabel Saint-Paul (lundi, 06 février 2012 14:34)

    Y'a pas à dire, je me reconnais souvent dans tes écrits, Amélie ! Et pourtant, j'aime pas les chevaux :-( Ton webn c'est aussi le web que j'aime, pas celui des geek mais celui qui ouvre vraiment des possibilités de communication et de progrès social...

  • #8

    Amélie Broutin (lundi, 06 février 2012 15:21)

    Merci Annabel ! :)