Web, Luxe & Street-Art

 

Parce que la vie est pleine de contradictions n'est-ce pas.

ven.

26

juin

2020

Sur les pas de Paule Danjou : Chapitre 4

Surprise suite à la publication du 3ème chapitre de l’enquête sur Paule Danjou : la découverte, grâce à Bénédicte Mallet, journaliste à la République des Pyrénées, d’une véritable mine d’or au sujet de l’artiste paloise, j’ai nommé les archives de la République des Pyrénées !

Je ne le savais pas jusqu’à la semaine dernière, mais un merveilleux petit génie a eu l’idée (et la patience !) de numériser 75 ans du journal local préféré des palois (ce qui fait quoi… 27 375 journaux quotidiens ?? x le nombre de pages de chacun, soit 273 750 pages scannées ou quelque chose comme ça ? Mazette), bon enfin, travail de dingue s’il en est, et parfaitement fabuleux pour l'individu numérisé du XXIème siècle que je suis.

 

Et donc, tenez-vous bien, quand on tape « Paule Danjou » dans la barre de recherche, on trouve pas moins de 33 résultats ! J’ai téléchargé 20 pages jusqu’à présent, et pour l’instant une chose est sûre : Paule était une artiste peintre-graveur très active dans le milieu artistique palois pendant près de 40 ans, de 1956 à sa mort en 1993, et même jusqu’en 1997… Et puis la flamme s’éteint.

 

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jeu.

18

juin

2020

Sur les pas de Paule Danjou : chapitre 3

Déjà un an est passé depuis l’ouverture de mon enquête sur Paule Danjou, l’artiste qui a vécu dans l'appartement que j’occupais il y a quelques temps place Gramont à Pau. Or il y a eu ces dernières semaines quelques nouvelles intéressantes ! Je suis heureuse de les partager aujourd’hui avec vous. 

Pour reprendre le fil de l’histoire, je vous invite à lire dans le chapitre 1 comment tout a commencé, puis le chapitre 2 qui ajoute quelques morceaux au puzzle de la vie de Paule Danjou, que je n’ai absolument pas connue, mais qui a laissé des tableaux un peu partout autour de moi…

 

Grâce au formidable pouvoir du web (dont je suis une fanatique, et dont j’ai fait mon métier pour ceux qui ne le sauraient pas encore), un monsieur m’a contactée après être tombé sur mon blog en faisant justement des recherches sur Paule Danjou, car il en possède lui-même quelques oeuvres…Collectionneur d’horlogerie ancienne, il passe de temps en temps à Pau, mais n’y vit pas. Il m’envoie des photos de quelques eaux fortes, et quelques informations à leur sujet...

 

« Je les ai achetées par le biais d'un ancien ami palois qui la connaissait, dans les années 1992. Je pense qu'elle était encore en vie à ce moment-là. L'achat s'est produit dans une petite rue près de la place Gramont. Voilà mes souvenirs qui sont vagues mais le temps passe et laisse ses traces. »

 

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jeu.

30

avril

2020

Coronavirus : la société idéale d'après

Depuis plus de six semaines qu’on est confinés, et que mes sentiments oscillent entre colère, amusement, désespoir, résilience, j’ai écouté, lu, à peu près tout ce qui passait sur les réseaux sociaux, les commentaires des gens, la presse européenne (pas seulement française, parce que les dépêches AFP dont on a l'impression qu'elles sont relues et validées par le gouvernement, puis prises et reprises par tous les médias, les unes après les autres, merci, ça commence à bien faire), et j’ai bien été incapable jusqu’à présent d’écrire un mot qui ne soit positif concernant la situation que nous vivons.

 

Maintenant que l’après-confinement se profile, les nouvelles que l’on reçoit sont tout aussi angoissantes que celles qui concernent le présent, les malades, les gens bloqués chez eux, les commerces qui ne tournent plus. La crise économique qui nous attend sera, nous dit-on, bien pire que celle de 2008 et causera de nombreux morts dûs à la pauvreté aggravée, au chômage, à la famine, etc. (Lire par exemple les mots de Monsieur l’ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn). Ce monsieur, qui connaît certainement très bien son sujet, puisqu’il a dirigé l'une des institutions internationales les plus importantes en matière d’organisation économique de notre planète, a sans doute raison...en tout cas, si on continue à gérer nos sociétés « comme avant ».

 

Alors, pour contrer le désastre, ne serait-ce pas le moment de repenser complètement notre ordre mondial, notre façon de voir le monde, la politique, l’économie ? 

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mar.

19

nov.

2019

Entrepreneuriat : 9 nouvelles choses que j'ai apprises en créant Zebrure

Depuis mon dernier article introspectif sur la question, quatre années se sont écoulées, et aujourd’hui je co-dirige une agence de communication digitale créative et géniale qui emploie une quinzaine de personnes à plein temps et qui carbure. Immense fierté. L’heure d’un nouveau bilan a sonné.

 

Aujourd’hui, les problématiques de management, de business development et de gestion d'entreprise composent mon quotidien. Et tout n’est pas pour me déplaire, même si ceux qui me connaissent m’entendent souvent dire que je suis fatiguée et débordée ! C’est que les magnifiques moments effacent, sans leur laisser aucune chance, les ombres inéluctables à toute activité humaine.

Oui, parce que...

 

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lun.

22

avril

2019

Sur les pas de Paule Danjou : chapitre 2

Notre enquête sur l’artiste paloise Paule Danjou avance…

Voici les nouvelles informations que nous avons pu recueillir à son sujet. Je dis « nous » car nous sommes maintenant plusieurs à essayer de recoller les morceaux du puzzle de la vie de cette artiste qui a vécu à Pau durant la deuxième moitié du XXème siècle.

"Arbre" - Encre sur Papier. Paule Danjou
"Arbre" - Encre sur Papier. Paule Danjou
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lun.

01

avril

2019

Sur les pas de Paule Danjou : chapitre 1

Ceux qui me connaissent un peu savent mes goûts parfois un peu contradictoires pour l’art et les polars, le street-art et le luxe, les ruines et la déco, la botanique et la nature humaine, la ville de Pau et le web. Le point commun à tout cela ? Sans doute la part de romance et de mystère que chaque thématique possède.

 

Avec Paule Danjou qui a croisé mon chemin post-mortem, j’allais être servie. Laissez-moi donc vous raconter mon histoire avec cette artiste décédée en 1993 que je n’ai jamais rencontrée, mais dans l’atelier de laquelle j’ai dormi pendant 4 ans. Je préfère vous prévenir tout de suite que cette histoire comporte à l’heure où j’écris de nombreux blancs, mais je suis persuadée que ceux-ci se combleront au fur et à mesure que mon enquête avancera. Et je compte bien sur la force d’internet et la curiosité des lecteurs qui tomberont sur cet article pour éclaircir peu à peu le mystère, et pourquoi pas, grâce à vous, rendre un jour hommage à cette artiste qui a vécu à Pau une grande partie de sa vie, que personne ne connaît vraiment et que beaucoup pourtant semblent avoir croisé à un moment ou à un autre.

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sam.

17

nov.

2018

L'écologie, un truc de riches ?

En ce 17 Novembre, un soleil magnifique brille sur la ville, et je prends paisiblement mon café dehors en réfléchissant à tous ces gilets jaunes que j’ai croisés sur la route ce matin et qui, en ce moment-même, sont encore sur les ronds-points, devant les stations services ou les hypermarchés et croient en leur pouvoir de faire changer les choses - que le gouvernement accepte de baisser les prix du carburant, et surtout, surtout, comprenne leur détresse financière au quotidien.

Car oui, la vie est devenue incroyablement chère et ils sont toujours plus nombreux à en baver pour finir leur fin de mois. Alors oui, la bagnole c’est un truc d’individualistes, qui pollue et qui n’est pas glamour, mais leur vie à eux, les gilets jaunes, n’est pas glamour non plus. Il n’y a qu’à voir leur look et leur tronche, à tous ces bonhommes et bonnes femmes sur les ronds-points ce matin, pas besoin d’être chercheur en sciences sociales pour se rendre compte que ce sont là tous les pauvres de la région qui se sont réunis, institués en une communauté solidaire pour essayer de faire entendre leur voix : et en cela, ils sont magnifiques.

 

Ils ont mobilisé leurs réseaux sociaux pour organiser leur manifestation, et même si les chiffres de BFM sont à mon avis un peu borderline - 73 % de français soutiendraient les gilets jaunes, c’est mon frère qui vit avec 750 € d’allocation handicapé chaque mois qui a partagé ce post hier soir sur son Facebook et qui m’a d’abord fait bondir : 73 % ? Mon oeil. En tout cas, dans mon réseau à moi, constitué de bourges, d’écolos, de bobos et de néo-antifascistes, personne ne semble être solidaire du mouvement. Personne ? Tiens, c’est bizarre. Et c’est alors là que j’ai pris conscience de l’horrible bourge que je suis moi-même devenue. Car oui, moi je peux acheter des légumes bio et déblatérer de belles idées pour l’avenir de la planète et oui, j’avoue que finalement le prix du gazole, je m’en tamponne un peu, vu que je roule la plupart du temps en vélo au centre ville et que je ne fais le plein qu’une fois par mois, et encore. Ce ne sont pas des gens comme moi qui sont sur les ronds-points aujourd’hui. Non, eux ce sont des gens qui habitent loin du centre ville et qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture tous les matins pour aller travailler ou amener leurs enfants à l’école, ce sont des gens comme mon frère qui vivent avec 750 € par mois et qui n’ont rien d’autre à faire au quotidien que de prendre leur voiture pour rencontrer des amis en espérant tuer l’ennui et la solitude. Alors oui, le mouvement a été repris par des dirigeants de sociétés de poids-lourds et d'affreux hommes politiques. Mais l’origine de ce mouvement, ce sont juste des pauvres gens. Des pauvres gens qui se sont organisés pour faire entendre leur voix, avec les moyens qu’ils avaient. Des gens que j’admire profondément pour cela. Et j’espère du fond du coeur que Monsieur Macron les entendra et ne se contentera pas d’envoyer un petit chèque-sparadrap « aux plus démunis », mais baissera bien ces fichues taxes qui ne ciblent définitivement pas les bonnes personnes.

 

Et si mon coeur d’écolo a toujours trouvé le gazole infiniment peu cher par rapport à son impact sur l’environnement, et trouve odieux que les produits bio soient plus chers que les autres, là où ils devraient être la norme pour tous, j’exhorte le gouvernement à enfin donner les bonnes directions à ce pays, à la recherche, à l’agriculture, aux industriels, pour qu’enfin cette question n’en soit plus une : En 2018, l’écologie ne doit plus être un truc de riches, Monsieur Macron. C’est l’affaire de tous. C’est simplement à vous et votre gouvernement de donner les bonnes directions.

 

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